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Les Ecritures védiques millénaires renferment un immense trésor de sagesse. Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada, le maître spirituel-Fondateur du Mouvement international pour la conscience de Krishna, a traduit et commenté quelques uns des plus importants et significatifs parmi ces Textes védiques; la Bhagavad-gita, le Srimad Bhagavatam, le Chaitanya Charitamrita, etc.... Lumière des vedas propose de faire connaitre à un large public ces réservoirs de connaissance unique.
par Sa Divine Grâce A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada

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tasyaiva hetoḥ prayateta kovido na labhyate yad bhramatām upary adhaḥ tal labhyate duḥkhavad anyataḥ sukhaḿ kālena sarvatra gabhīra-raḿhasā
tasya — dans ce but; eva — seulement; hetoḥ — raison; prayateta — devrait s'efforcer; kovidaḥ — celui dont les facultés pensantes se tournent vers la philosophie; na — ne pas; labhyate — n'est pas obtenu; yat — que; bhramatām — errant; upari adhaḥ — de haut en bas; tat —cela; labhyate — peut être obtenu; duḥkhavat — comme les souffrances; anyataḥ — comme le résultat d'actions passées; sukham — plaisir des sens; kālena — au cours du temps; sarvatra — partout; gabhīra — subtil; raḿhasā — progrès.
TRADUCTION
L'homme d'intelligence réelle, aux facultés pensantes développées, n'aura d'autre souci que d'atteindre le but souverain, qu'on ne trouve pas en ce monde, dût-on parcourir l'univers tout entier, de la planète la plus élevée (Brahmaloka) à la plus basse [Patala]. Car, pour ce qui est du bonheur propre à la satisfaction des sens, il s'obtient de lui-même en temps et lieu, tout comme le malheur, sans même que nous l'ayons désiré.
TENEUR ET PORTEE
Partout l'homme s'efforce, par tous les moyens, de procurer à ses sens la plus grande satisfaction possible. Certains se lancent dans l'industrie ou le commerce, poursuivent la richesse ou convoitent quelque poste de dirigeant politique, alors que d'autres empruntent les voies de l' action intéressée pour goûter dans leur vie prochaine les délices des planètes supérieures. On dit que les habitants de la lune, par exemple, jouissent d'un plus grand bien-être grâce à un breuvage qu'on nomme le soma-rasa; Pitrloka est une autre de ces planètes qu'on peut atteindre à force d'actes charitables. Il y a donc plusieurs sentiers menant au plaisir des sens, dans cette vie ou après la mort.
Certains tentent d'approcher la lune, ou d'autres planètes, par des moyens mécaniques; ils
souhaitent ardemment s'élever jusqu'à elles sans avoir à accomplir d'actes vertueux. Mais leurs plans ne sauraient se réaliser: par les lois de l'Etre Suprême, chaque lieu est destiné à un
certain ordre d'êtres, selon les actes qu'ils ont accomplis. Seuls des actes vertueux, tels que les recommandent les Ecritures, donnent de jouir d'une naissance respectable, d'une bonne
éducation, de la richesse ou de la beauté. Nous avons vu certains acquérir, au cours de cette vie même, la richesse, le savoir ou la beauté; de la même manière, ces avantages seront nôtres dans
la prochaine vie pourvu que nous accomplissions maintenant des actes vertueux. Si les actes passés n'influaient pas sur notre condition présente, deux hommes nés au même instant, en un même
lieu, ne connaîtraient certes pas des conditions d'existence opposées. Mais un fait demeure certain: aucune condition matérielle n'est permanente. Que l'on vive sur la plus évoluée de toutes
les planètes (Brahmaloka) ou sur la plus basse (Patala), notre condition demeure sujette au changement, selon les actes
que nous accomplissons. L'être dont le pouvoir de pensée s'est développé ne doit pas se laisser fasciner par ces états transitoires, mais plutôt chercher à entrer dans le monde
de l'existence éternelle toute de connaissance et de félicité, d'où il n'aura plus jamais à revenir sur aucune des planètes de ce monde misérable.
Souffrance et joie relatives caractérisent ensemble l'existence matérielle, et on les retrouve aussi bien sur Brahmaloka que sur les autres lokas, ou planètes, de l'univers. Elles marquent la vie des devas comme celles des chiens et des porcs. Présentes chez tous les êtres, elles varient simplement d'intensité et de qualité de l'un à l'autre. Chacun doit connaître les souffrances de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort, de même que chacun se voit allouer une certaine part de bonheur. Nul ne peut, par ailleurs, accroître ou diminuer ses joies ou ses peines par ses propres efforts; et même s'il y parvenait, les fruits de son labeur resteraient précaires. Il ne faut donc pas s'attarder vainement à d'aussi fragiles promesses, mais plutôt concentrer ses efforts sur le retour à Dieu. Telle est la mission de l'homme.
Publié le 21/02/2008 à 22h51 dans Mondes spirituels/matériels