Publié par Jagad

Le Srīmad Bhāgavatam  

  par Sa Divine Grâce
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Septième Chant 
"La science de Dieu"  
 
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  Douzième Chapitre
"Pour une société parfaite :
quatre divisions spirituelles"
Verset 9  
On compare la femme au feu
et l'homme à un pot de beurre.

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nanv agniḥ pramadā nāma
ghṛta-kumbha-samaḥ pumān
sutām api raho jahyād
anyadā yāvad-artha-kṛt

 

nanu — certainement; agniḥ — le feu; pramadā — la femme (celle qui égare le mental de l'homme); nāma — le nom même; ghṛta-kumbha — un pot de beurre; samaḥ — comme; pumān — un homme; sutām api — même sa propre fille; rahaḥ — en un lieu solitaire; jahyāt — il ne faut pas rester de; anyadā — avec d'autres également; yāvat — autant que; artha-kṛt — requis.

 

TRADUCTION

On compare la femme au feu, et l'homme à un pot de beurre. Dès lors, un homme doit éviter de rester dans un lieu solitaire même avec sa propre fille. Il faut éviter tout contact avec les femmes, si ce n'est pour quelque affaire importante.
 

TENEUR ET PORTÉE

 

Si l'on maintient un pot de beurre en contact avec le feu, le beurre ne manquera pas de fondre. Or, la femme est comparée au feu, et l'homme à un pot de beurre. Si habile soit-il à réprimer ses sens, il est quasiment impossible pour l'homme de se maîtriser en présence d'une femme, fût-elle sa propre fille, sa mère ou sa soeur. A vrai dire, son esprit se trouble même lorsqu'il a adopté l'ordre du renoncement. C'est pourquoi la civilisation védique prend bien soin de restreindre les rapports entre hommes et femmes. Si quelqu'un ne peut comprendre ce principe fondamental, il doit être considéré comme un animal. Tel est le sens de ce verset.

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