Publié par Jagad

Le Śrī Chaitanya Caritāmṛta

     

par Sa Divine Grâce 
A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada
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   Adi-līlā  
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Chapitre 2
" Śrī Caitanya Mahāprabhu,
le seigneur suprême"
  Verset 86
Les  4 sortes d’imperfections
  liées aux perceptions sensorielles  
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bhrama, pramāda, vipralipsā, karaṇāpāṭava
ārṣa-vijña-vākye nāhi doṣa ei saba

 

bhrama — erreurs; pramāda — illusion; vipralipsā — tromperie; karaṇa-apāṭava — imperfection des sens; ārṣa — des sages compétents; vijña-vākye — dans les savants propos; nāhi — ne pas; doṣa — fautes; ei — ces; saba — toutes.

 

TRADUCTION

L'erreur, l'illusion, la tricherie et l'imperfection liée aux perceptions sensorielles jamais ne souillent les propos des sages qui font autorité en matière spirituelle.

TENEUR ET PORTEE

 

On trouve dans le Śrīmad-Bhāgavatam une liste des divers avatāras, émanations plénières du purusa, où figure également le nom de Kṛṣṇa. Mais l'ouvrage souligne ensuite la position unique de Śrī Kṛṣṇa : Il est Dieu, la Personne Suprême. Et parce qu'Il est le Seigneur originel, la logique établit le caractère absolu de Sa suprématie.

Kṛṣṇa eût-Il été une émanation plénière de Nārāyaṇa, le verset original aurait été construit différemment; en fait, les termes s'en seraient trouvés inversés. Or, jamais l'erreur, l'illusion, la tricherie ou l'imperfection liée aux perceptions des sens ne souillent les propos des sages libérés. Aussi l'assertion selon laquelle Śrī Kṛṣṇa est Dieu, la Personne Suprême, ne comporte-t-elle aucune faille. Tous les enseignements en langue sanskrite contenus dans le Śrīmad-Bhāgavatam sont compsés de sons purement spirituels. Śrīla Vyāsadeva les révéla alors qu'il se trouvait au faîte de sa réalisation spirituelle, de sorte qu'ils sont parfaits. Les propos d'âmes libérées comme Vyāsadeva ne sont sujets à aucune faute réthorique. A moins d'accepter cette vérité, il est tout à fait vain de rechercher l'assistance des Ecritures révélées.

Le mot Bhrama désigne un savoir erroné, ou une méprise -comme celle qui fait prendre une corde pour un serpent, ou une coquille d'huître pour de l'or. Le mot pramāda fait référence à l'inattention ou à  une compréhension faussée du réel, et les mots vipralipsā indiquent la tendance à tromper.

Quant au mot Karaṇāpāṭava, il souligne l'imperfection des sens matériels, qu'illustrent de nombreux exemples. Les yeux, par exemple, sont impuissants à distinguer des objets très éloignés ou à percevoir ce qui est très petit. On ne peut même pas voir ses propres paupières- ce qu'il y a de plus près de l'oeil pourtant....-, et si l'on souffre d'une jaunisse, tout se teinte de jaune. De même, l'oreille ne peut capter les sons lointains. Mais puisque le Seigneur Suprême, ses émanations plénières et Ses dévots réalisés se situent tous au niveau transcendantal, ils ne sauraient être sujets à de telles déficiences.

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