Publié par BBT

Le Srīmad Bhāgavatam  
   

par Sa Divine Grâce
_________  
 
Deuxième Chant 
"La manifestation cosmique"  
 
______________________
  Cinquième Chapitre:
  "La Cause de toutes les causes"
Verset 13
Mâyâ a honte devant Krishna
______________________
 

sthātum īkṣā-pathe 'muyā
vimohitā vikatthante
mamāham iti durdhiyaḥ

vilajjamānayā yasya

 

vilajjamānayā — par celui qui éprouve de la honte; yasya — de qui; sthātum — pour rester; īkṣā-pathe — devant; amuyā — par l'énergie illusoire; vimohitāḥ — ceux qui sont confondus; vikatthante — tiennent des propos ineptes; mama — cela m'appartient; aham — Je suis tout ce qui est; iti — par ces outrages; durdhiyaḥ — malveillants.


TRADUCTION

  Cette énergie illusoire du Seigneur ne saurait toutefois prédominer car elle a honte de sa position. Mais ceux qu'elle confond se perdent toujours en d'ineptes propos, tout absorbés qu'ils sont dans le concept du "je" et du "mien".



TENEUR ET PORTEE
 

La puissante et invincible énergie illusoire de la Personne Suprême, soit la troisième de Ses énergies, celle qui représente l'ignorance, peut confondre l'univers animé tout entier, mais elle ne peut toutefois se tenir devant le Seigneur Souverain. L'ignorance reste derrière la Personne Suprême où elle trouve cependant assez de puissance pour plonger les êtres distincts dans la confusion. Et ce qui caractérise avant tout les êtres en proie à l'illusion, c'est qu'ils disent des bêtises. L'enseignement des Ecrits védiques n'approuve nullement un tel verbiage dont le paroxysme consiste à parler en termes de "je" et de "mien" (aham mameti) . Ce sont ces faux concepts qui conditionnent une civilisation sans Dieu, et les hommes qui la composent, privés de toute réalisation spirituelle authentique, vénéreront un faux Dieu ou se diront eux-mêmes Dieu afin de mystifier ceux que l' énergie illusoire a déjà plongés dans la confusion. Toutefois, ceux qui se placent devant le Seigneur et qui s'abandonnent à Lui ne peuvent tomber sous l'influence de l'énergie illusoire. Par conséquent, ils ne sont pas victimes de ce concept erroné du "je" et du "mien", et n'adorent donc pas de faux dieux ni ne se prétendent égaux au Seigneur Suprême. Ce verset décrit fort bien la fausse identification à laquelle s'attache l'homme fourvoyé.

 

Commenter cet article