tān — ceux; aham — Je; dvisatah — envieux; krūrān — malfaisants; saḿsāresu — dans l'océan de l'existence matérielle; nara-adhamān — les plus bas des hommes; ksipāmi — Je mets; ajasram — innombrables; aśubhān — de mauvaise augure; āsurīsu — demoniaques; eva — certes; yonisu — dans le sein.
TRADUCTION
TENEUR ET PORTEE
Le Srimad-Bhagavatam, au troisième Chant (3.31.1), enseigne que l'âme incarnée est mise, après la mort du corps, dans la matrice d'une mère, où, sous la direction d'une puissance supérieure, elle revêt un nouveau corps, bien déterminé. Ainsi voyons-nous évoluer, au coeur de l'existence matérielle, d'innombrables formes de vie -bêtes, insectes, hommes... -, qui toutes sont pensées par cette puissance supérieure. Elle ne sont évidemment pas dues au hasard. Quant aux êtres démoniaques, il apparaît clairement ici que sans cesse ils sont contraints de renaître dans le sein d'asuras; ils conserveront ainsi leur nature envieuse, demeureront les derniers des hommes. Toujours pleins de concupiscence, toujours haineux et violents, toujours malsains, ils évoquent les bêtes de la jungle.
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