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puḿsaḥ striyā mithunī-bhāvam etaḿ
tayor mitho hṛdaya-granthim āhuḥ
ato gṛha-kṣetra-sutāpta-vittair
janasya moho 'yam ahaḿ mameti
puḿsaḥ — d'un mâle; striyāḥ — d'une femelle; mithunī-bhāvam — l'attirance pour la vie sexuelle ; etam — ceci; tayoḥ — des deux; mithaḥ — entre l'un et l'autre; hṛdaya-granthim — le noeud des coeurs; āhuḥ — ils appellent; ataḥ — ensuite; gṛha — par le foyer; kṣetra — la terre; suta — les enfants; āpta — les parents; vittaiḥ — et par la richesse; janasya — de l'être vivant; mohaḥ — illusion; ayam — cette; aham — ; mama — mienne; iti — ainsi.
TRADUCTION
TENEUR ET PORTEE
La sexualité joue un rôle d'attraction naturelle entre l'homme et la femme, et
leurs liens se resserrent lorsqu'ils s'unissent par le mariage. L'engrenage auquel ils se font prendre suscite un sentiment illusoire qui leur fait
penser: "cet homme est mon mari", et "cette femme est mon épouse". C'est là ce qu'on appelle (hrdaya-granthi), le noeud serré
du coeur. Ce noeud est très difficile à défaire, même si l'homme et la femme se séparent pour se conformer aux principes du varnâsrama, ou simplement pour divorcer. D'une façon ou d'une
autre, l'homme continue de penser sans cesse à la femme, et la femme à l'homme. Il s'attache matériellement à son foyer, à ses biens et à ses enfants, bien que tout cela soit éphémère, et c'est
ainsi qu'il s'identifie, pour son malheur, à tout ce qu'il possède. Il arrive même parfois qu'après avoir renoncé, le sannyâsî devienne attaché à un temple ou aux quelques objets qui
constituent tout son bien mais ces attachements ne sont pas aussi puissants que les liens familiaux. L'attachement pour la famille représente la plus
grande illusion. La Satya-samhitâ déclare à ce propos:
brahmādyā yājñavalkādyā
mucyante strī-sahāyinaḥ
bodhyante kecanaiteṣāḿ
viśeṣam ca vido viduḥ
Guide de prononciation du sanskrit