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śrī-prahrādaḥ uvāca — Prahlāda Mahārāja dit; śravaṇam — écouter; kīrtanam — chanter; viṣṇoḥ
— du Seigneur Viṣṇu (et de personne d'autre); smaraṇam — se souvenir; pāda-sevanam — servir les pieds pareils-au-lotus; arcanam — adprer
(avec ṣoḍaśopacāra, les seize sortes d'accessoires); vandanam — adresser des prières; dāsyam — devenir le serviteur; sakhyam — devenir le meilleur ami;
ātma-nivedanam — abandonner tout ce que l'on a; iti — ainsi; puḿsā arpitā — offert par le dévot; viṣṇau — à Visnu (et à personne d'autre); bhaktiḥ — service
de dévotion; cet — si; nava-lakṣaṇā — comprenant neuf pratiques différentes; kriyeta — il faut accomplir; bhagavati — envers Dieu, la Personne Suprême; addhā
— directement, ou complètement; tat — cela; manye — je considère; adhītam — instruction; uttamam — suprême.
TRADUCTION
Prahlāda Mahārāja dit:
1) Ecouter et 2) chanter ce qui se rapporte aux Saints Noms, à la Forme, aux Attributs et aux Divertissements transcendantaux de Sri Visnu, 3) se les rappeler, 4) servir les pieds pareils-au-lotus du Seigneur, 5) Lui rendre un culte au moyen de seize accessoires, 6) Lui offrir des prières, 7) devenir Son serviteur, 8) Le considérer comme son meilleur ami, et 9 ) Lui abandonner tout [en d'autres termes, Le servir en pensées, en paroles et en actes] -ces neuf pratiques relèvent du pur service de dévotion. Celui qui a voué sa vie au service de Krsna par le biais de ces neuf activités doit être considéré comme le plus instruit car il a atteint le savoir complet.
Lorsque son père demanda à Prahlada Maharaja de lui parler un peu des connaissances qu'il avait acquises, celui-ci considéra que ce qu'il avait appris de
son maître spirituel était le plus important de tous les enseignements; pour lui, les instructions relatives à la diplomatie qu'il avait reçues de ses précepteurs matériels, Sanda et Amarka,
n'avaient aucune valeur. Bhaktih paresanubhavo viraktir anyatra ca (S.B.11.2.42)
Telle est la marque du pur service de dévotion; le pur bhakta ne s'intéresse qu'au
service de dévotion, et non pas aux choses matérielles. Celui qui désire pratiquer le service de dévotion doit constamment écouter et chanter les gloires de Krsna, ou Visnu. Le culte offert dans le temple a pour nom arcana, et il sera expliqué dans les pages qui vont suivre. Il faut avoir une foi
totale dans les paroles de Krsna, qui déclare être le grand ami et bienfaiteur de tous les êtres (suhrdam sarva-bhutanam). Le bhakta considère Krsna comme son seul ami: c'est ce
qu'exprime le mot sakhyam. Pumsarpita visnau: le mot pumsa signifie "par tous les êtres vivants"; il n'existe pas de distinction impliquant que seuls les hommes ou les
brahmanas peuvent pratiquer le service de dévotion offert au Seigneur; tout
le monde en a le droit. Comme l'explique la Bhagavad-gita : striyo vaisyas tatha sudras te pi yanti param gatim -bien que les femmes, les vaisyas et les sudras soient considérés comme moins intelligents, ils peuvent également devenir des
bhaktas et retourner à Dieu, en leur demeure originelle (BG 9.32) .
Il arrive parfois qu'après avoir accompli des sacrifices, leur auteur en offre les fruits à Visnu, selon la coutume. Toutefois, notre verset dit:
bhagavaty addha -il faut directement tout offrir à Visnu. C'est là ce qu'on appelle le sannyasa (pour le distinguer du simple nyasa). Le tridandi-sannyasi porte trois dandas, représentant respectivement le corps, l'esprit et la parole
(kaya-mano-vakya). Tous trois doivent être offerts à Visnu, et la personne qui vit ainsi peut commencer à pratiquer le service de dévotion. L'auteur d' actes intéressés se livre tout d'abord à
des activités pieuses, pour ensuite en offrir les fruits à Visnu, de façon formelle ou officielle. Le vrai bhakta, toutefois, s'abandonne d'abord à Krsna, Lui offrant son corps, son esprit et ses
paroles; après quoi, il utilise son corps, son esprit et ses paroles au service de Krsna, selon les désirs de Krsna.
Srila Bhaktisiddhanta
Sarasvati Thakura donne, dans son Tathya, l'explication suivante. Le mot sravana
se rapporte à l'audition attentive des Saints Noms du Seigneur ainsi qu'à la description de Sa Forme, de Ses Attributs, de Son Entourage et de Ses Divertissements, tels qu'ils sont expliqués dans
le Srimad-Bhagavatam, la Bhagavad-gita et d'autres Ecritures authentiques. Après avoir soigneusement écouté ces messages, il faut se les rappeler et les répéter (kirtanam). Smaranam consiste à s'efforcer de comprendre de plus en plus ce qui a trait
au Seigneur Suprême, et pada-sevanam signifie servir les pieds pareils-au-lotus du Seigneur selon le temps
et les circonstances. Arcanam, c'est l'adoration de Visnu telle qu'on la pratique dans les temples, et vandanam consiste à offrir son hommage respectueux au Seigneur. Manmana bhava mad-bhakto mad-yaji mam namaskuru. Vandanam est
synonyme de namaskuru -offrir son hommage respectueux ou adresser des prières. Le fait de se considérer comme un serviteur éternel de Krsna (nitya-krsna-dasa) a pour nom
dasyam; quant à sakhyam, cela signifie agir en ami bienveillant de
Krsna. Krsna désire voir tous les êtres s'abandonner à Lui, car chacun est, par nature, Son serviteur. Donc, en tant qu'ami sincère de Krsna, nous devons prêcher cette philosophie en demandant à
tous de s'abandonner à Krsna. Atma-nivedanam signifie offrir tout à Krsna, y compris le corps, le mental, l'intelligence et tout ce
que l'on peut posséder.
Un effort sincère dans le cadre de ces neuf pratiques de dévotion porte le nom spécifique de bhakti. Le mot addha signifie "directement". Il ne faut pas faire comme les
karmis, qui accomplissent divers actes de vertu pour ensuite en offrir les
fruits à Krsna de manière formelle, selon la voie dite du karma-kanda. Il
ne s'agit pas d'aspirer à jouir des fruits de ses actes de vertu, mais bien plutôt de se dédier entièrement au Seigneur et ensuite d'agir pieusement. Autrement dit, il nous faut agir pour la
satisfaction de Visnu, et non pas pour celle de nos propres sens. Telle est la signification du mot addha, ou "directement".
anyābhilāṣitā-śūnyaṁ
La Gopala-tapani Upanisad enseigne que le mot bhakti est utilisé pour désigner la pratique du service de dévotion offert à Dieu, la Personne Suprême, et à nul autre que
Lui. Cette Upanisad explique que la bhakti est l'offrande de la dévotion au Seigneur Souverain. Celui qui désire pratiquer le service de dévotion doit s'affranchir de la
conception corporelle de l'existence et de toute aspiration au bonheur que procure l'élévation au système planétaire supérieur. En d'autres termes, on appelle bhakti l'action accomplie
pour la satisfaction du Seigneur Suprême, sans le moindre désir d'en retirer quelque gain matériel. La bhakti porte également le nom de niskarma ( voir naiskarmya) -le fait de ne pas être lié aux fruits de l'action
intéressée. La bhakti et le niskarma se situent au même niveau, même si le service de dévotion et l'action intéressée peuvent sembler être presque la même chose.
Les neuf pratiques énoncées par Prahlada Maharaja, qui les tenait lui-même de Narada Muni, ne sont pas forcément
toutes nécessaires à l'accomplissement du service de dévotion. Si un bhakta accomplit ne serait-ce qu'une seule de ces pratiques sans dévier, il peut obtenir la miséricorde de Dieu,
la Personne Suprême. On découvre parfois, lorsqu'on se livre à l'une de ces pratiques, que d'autres s'y trouvent mêlées. Et cela n'a rien d'incorrect pour un bhakta. Il lui suffit en effet d'accomplir une seule de ces neuf pratiques (nava-laksana); les huit autres s'y trouvent comprises.
Examinons maintenant ces neuf pratiques du service de dévotion:
1)
Sravanam. Ecouter les Saints Noms du Seigneur
(sravanam) représente le début du service de dévotion. Bien que n'importe laquelle des neuf pratiques énumérées ici soit suffisante en elle-même, dans l'ordre chronologique le fait de prêter une oreille
attentive aux Saints Noms du Seigneur marque le début du service de dévotion. En fait, il s'agit là d'une pratique essentielle. Ainsi que l'enseignait Sri Chaitanya Mahaprabhu:
ceto-darpanam-marjanam -en chantant ou en récitant le Saint Nom du Seigneur, on se purifie de la conception matérielle de la vie, due à l'influence impure des trois gunas (voir Siksastakam1). Lorsque le coeur est entièrement débarrassé de cette souillure,
on peut alors prendre conscience de la Forme de Dieu, la Personne Suprême (isvarah paramah krsna sac-cid-ananda-vigrahah). Ainsi, en écoutant le Saint Nom du Seigneur, on s'élève au
niveau où il est donné de connaître la Forme personnelle de Dieu. Après avoir pris conscience de la Forme du Seigneur, on peut réaliser Ses Attributs spirituels; ensuite, on pourra connaître ceux
qui L'entourent. Le bhakta progresse ainsi de plus en plus vers la parfaite connaissance de Dieu, à mesure qu'il prend conscience du Saint Nom, de la Forme et des Attributs purement spirituels du
Seigneur, de même que de tout ce qui se rapporte à Lui. Dans l'ordre chronologique, nous avons donc sravanam kirtanam visnoh. Cette chronologie vaut également pour le chant et le
souvenir. Lorsqu'on entend un pur bhakta
chanter les gloires des Saints Noms, de la Forme, des Attributs et de tout ce qui a trait au Seigneur, cette écoute et ce chant sont fort agréables. Srila Sanatana Gosvami nous enjoint d'ailleurs
de ne pas prêter l'oreille au chant ou aux paroles de glorification d'un faux bhakta ou d'un abhakta.
Le fait d'écouter le texte du Srimad-Bhagavatam est considéré comme le plus important. Le Srimad-Bhagavatam est empli de glorifications transcendantales des Saints Noms, de telle sorte
que l'audition et le chant de ce texte sont source d'émotions spirituelles inépuisables. Le bhakta peut écouter et chanter le Saint Nom pour lequel il éprouve le plus d'attirance. Ainsi, on peut
chanter le Nom de Krsna, celui de Rama (ramacandra), ou encore celui de
Nrsimhadeva (ramadi-murtisu kala-niyamena tisthan). Le Seigneur
possède d'innombrables Formes et d'innombrables Noms, et les bhaktas peuvent méditer sur une Forme particulière et chanter un certain Nom du Seigneur selon leur attirance personnelle. Le mieux
sera d'entendre le Saint Nom et la description de la Forme du Seigneur des lèvres d'un pur bhakta ayant le même objet d'adoration. Autrement dit, celui qui se sent attiré vers Krsna devrait
chanter Son Nom et prêter l'oreille aux enseignements de purs bhaktas également attachés à Krsna. Le même principe s'applique à ceux qui sont attirés par Sri Rama, Sri Nrsimha, ou toute autre
Forme du Seigneur. Comme Krsna est la Forme ultime de Dieu (krsnas tu bhagavan svayam), il est préférable d'entendre parler du Nom, de la Forme et des Divertissements de Krsna par un
bhakta accompli qui éprouve une attirance particulière pour la Forme de Krsna. Dans le Srimad-Bhagavatam, de grands bhaktas comme Sukadeva Gosvami ont spécifiquement glorifié le
Saint Nom, la Forme et les Attributs de Sri Krsna. A moins d'écouter ce qui a trait aux Saints Noms, à la Forme et aux Attributs du Seigneur, on ne peut acquérir une claire compréhension des
autres pratiques du service de dévotion. C'est pourquoi Sri Chaitanya Mahaprabhu recommande de chanter ou de réciter le Saint Nom de Krsna (param vijayate sri-krsna-sankirtanam).
Celui qui a la chance d'entendre les enseignements de bhaktas accomplis réussit très facilement sur la voie du service de dévotion. Le fait d'écouter ce qui a trait aux Saints Noms, à la
Forme et aux Attributs du Seigneur s'avère donc essentiel.
Nous trouvons dans le Srimad-Bhagavatam (1.5.11) le verset suivant:
"Les versets où l'on trouve décrits le Nom, la Forme et les Attributs d'Anantadeva, le Seigneur Suprême et
Infini, ont le pouvoir de réduire à néant les suites des fautes de l'univers entier. Par suite, même si la lettre de ces versets comporte des irrégularités, ils sont écoutés, chantés et
accueillis par tous les bhaktas comme faisant autorité."
A ce propos, Sridhara Svami fait observer que le pur bhakta tire parti de la présence d'un autre pur bhakta en cherchant à entendre de lui ce qui a trait au Saint Nom, à la Forme et aux
Attributs du Seigneur. Et lorsqu'une telle occasion ne s'offre pas à lui, il récite et écoute seul le Saint Nom du Seigneur.
2) Kirtanam. Nous
venons d'expliquer ce qu'est l'écoute des Saints Noms. Efforçons-nous maintenant de comprendre ce qu'est le chant ou la glorification de ces Saints
Noms, le deuxième élément de notre liste. Il est recommandé de chanter ou de réciter d'une voix forte. Narada Muni explique dans le Srimad-Bhagavatam que c'est sans la moindre réserve qu'il
se mit à voyager de par le monde en chantant les Saints Noms du Seigneur. De même, Sri Chaitanya Mahaprabhu nous a recommandé (Siks.,3):
"Un bhakta peut chanter les Saints Noms du Seigneur très
paisiblement, en faisant preuve d'humilité, se considérant moins qu'un fétu de paille sur la route, en devenant plus tolérant que l'arbre, et en étant toujours prêt à présenter à autrui ses
respects sans en attendre aucun pour soi-même. Ce comportement facilite le chant des Saints Noms du Seigneur."
N'importe qui peut aisément prendre part à cette louange. Même un homme diminué physiquement, un être de basse naissance ou toute autre personne dépourvue de qualités matérielles et
n'ayant à son actif aucun acte de vertu peut tirer parti du chant des Saints Noms. Une naissance noble, une bonne éducation, une belle apparence physique, la richesse de même que tout autre don
résultant d'actes de vertu, ne sont pas nécessaires au progrès spirituel, car on peut très facilement s'élever spirituellement simplement en chantant les Saints Noms. Les Textes védiques, qui
font autorité en la matière, nous révèlent que tout particulièrement à l'époque où nous vivons, le kali-yuga, les gens vivent généralement peu longtemps, ils ont des habitudes de vie déplorables et ont tendance à accepter des pratiques dévotionnelles qui ne sont
pas authentiques. En outre, ils sont toujours opprimés par les conditions matérielles, et infortunés pour la plupart. Etant donné ces circonstances, il est devenu absolument impossible de
recourir à d'autres voies comme celles du yajña, du dana, du tapah et du kriya, c'est-à-dire des sacrifices, de la charité, etc. C'est pourquoi il est recommandé:
harer nama harer nama
harer namaiva kevalam
kalau nasty eva nasty eva
nasty eva gatir anyatha
"Chante les Saints Noms, chante les Saints Noms, chante les
Saints Noms du Seigneur, car en cette ère de discorde et d'hypocrisie, il n'existe pas d'autre moyen, pas d'autre moyen, pas d'autre moyen pour atteindre la
libération."
(Brhad-naradiya Purana)
Le simple fait de chanter les Saints Noms du Seigneur permet en effet d'avancer parfaitement dans la vie spirituelle. C'est le meilleur processus pour atteindre le succès dans la vie. Au
cours d'autres âges, le chant des Saints Noms conserve tout son pouvoir, mais dans le kali-yuga, il est encore plus puissant. Kirtanad eva krsnasya mukta-sangah param vrajet: il
suffit de chanter le Saint Nom de Krsna pour atteindre la libération et retourner à Dieu, en sa demeure originelle. En conséquence, même si l'on a la possibilité d'accomplir d'autres pratiques en
matière de dévotion, on doit adopter le chant des Saints Noms comme le principal moyen de progresser dans la vie spirituelle. Yajnaih sankirtana-prayair yajanti sumedhasah :ceux
qui possèdent une vive intelligence devraient adopter la pratique du chant des Saints Noms du Seigneur. Il ne faut pas, toutefois, inventer différentes formes de chant. Nous devons rigoureusement
nous en tenir au chant des Saints Noms comme le préconisent les Ecritures:
Il n'existe aucun moyen de se racheter d'aucune de ces offenses. Il est donc recommandé à la personne qui se rend coupable d'une offense aux
pieds pareils-au-lotus du Saint Nom de continuer à chanter le Saint Nom vingt-quatre heures par jour. Le chant constant des Saints Noms finit par nous affranchir de toute offense, après quoi nous
pouvons peu à peu nous élever au niveau transcendantal où il est possible de glorifier le Saint Nom dans toute sa pureté et de développer de l' amour pour Dieu, la Personne Suprême.
Même si quelqu'un commet des offenses, il lui est recommandé de continuer à chanter les Saints Noms. Autrement dit, le chant des Saints Noms nous
libère de toute offense. Le livre du Nama-kaumudi explique que si quelqu'un commet une offense aux pieds pareils-au-lotus d'un vaisnava, il doit faire amende honorable auprès de
lui afin de recevoir son pardon; de même, si quelqu'un commet une offense en chantant les Saints Noms, il doit s'en remettre au Saint Nom afin d'être ainsi affranchi de sa faute. Citons à ce
propos les paroles suivantes de Daksa adressées à Siva: "Ignorant de tes
gloires, j'ai commis en public une offense à tes pieds pareils-au-lotus. Cependant, tu es si bon que tu n'as pas tenu compte de mon offense. Au contraire, alors que je sombrais pour t'avoir
critiqué, tu m'as sauvé par ton regard miséricordieux. Tu es infiniment grand, Veuille me pardonner et tirer satisfaction de tes propres prestigieuses qualités."
Il faut être très humble pour exprimer ses désirs et réciter des prières à la gloire des Saints Noms, telles que: ayi mukta-kulair upāsya mānam et nivṛtta-tarṣair upagīyamānād (SB 10.1.4) . Il faut réciter des prières comme celles-ci afin de s'affranchir des offenses commises aux pieds pareils-au-lotus du Saint Nom.
3) Smaranam. Après avoir régulièrement pratiqué l'écoute et le chant, et lorsque le coeur se trouve profondément purifié, il est recommandé de s'adonner au
smaranam, le souvenir du Seigneur. Dans le Srimad-Bhagavatam (2.1.11), Sukadeva Gosvami dit au roi Pariksit:
etan nirvidyamānānām
icchatām akuto-bhayam
yogināḿ nṛpa nirṇītaḿ
harer nāmānukīrtanam
4) Pada-sevanam.
Selon la force et l'attirance manifestées par chacun, l'écoute, le chant et le souvenir peuvent être suivis par pada-sevanam. On atteint
la perfection en matière de souvenir lorsqu'on s'absorbe constamment dans la pensée des pieds pareils-au-lotus du Seigneur. L'attachement intense à la
pensée des pieds pareils-au-lotus du Seigneur porte le nom de pada-sevanam. Quand on s'attache plus particulièrement à cette pratique, on peut voir graduellement d'autres
activités s'y rattacher, comme contempler et toucher la Forme du Seigneur, effectuer une marche circulaire autour de cette Forme ou autour du temple du Seigneur, visiter les endroits comme
Jagannâtha Purî, Dvârakâ et Mathurâ pour y voir la Forme du Seigneur, ainsi que se baigner dans le Gange ou la Yamuna. Se baigner dans le Gange et servir un pur vaisnava, un pur dévot, relève également de ce qu'on
appelle tadiya-upasanam, qui est aussi pada-sevanam. Le mot tadiya signifie "en relation avec le Seigneur". Le service des vaisnavas, de tulasi, du Gange et de la Yamuna sont tous inclus dans pada-sevanam; toutes
ces activités aident la personne qui s'y livre à réaliser des progrès très rapides dans la vie spirituelle.
SUITE....