Celui, en revanche, qui rejette les préceptes des Ecritures pour agir selon son caprice, celui-là n'atteint ni la perfection, ni le bonheur, ni le but suprême.
Comme nous l'avons déjà vu, la direction des sastras, ou sastra-vidhi, est spécifique pour chaque varna et asrama. Ces principes et règles des sastras doivent être suivis de tous. Celui
qui ne les observe pas et agit selon son caprice, poussé par la concupiscence, la colère et l'avidité, jamais ne peut espérer connaître la perfection. Autrement dit, quelqu'un peut
toujours avoir une connaissance théorique de ces principes, mais s'il ne les applique pas dans sa propre vie, on doit le tenir pour le dernier d'entre les hommes. Une fois parvenu à la
forme humaine, l'être vivant est censé devenir sain d'esprit et capable de suivre les principes qui lui sont donnés pour s'élever à la position la plus haute; mais qu'il néglige leur observance
et il se retrouvera dégradé. Toutefois, si, même en suivant ces règles et principes moraux, il ne parvient pas, en dernier lieu, à connaître le Seigneur
Suprême, toute la connaissance qu'il aura pu acquérir se trouvera frappée de vanité. Il lui faut donc s'élever graduellement au niveau de la conscience de Krsna, du service de dévotion; là, et là seulement, il pourra atteindre la plus haute
perfection.
Arrêtons-nous sur les mots kāma-kārataḥ. Ils nous apprennent qu'un homme qui viole sciemment les règles
agit poussé par la concupiscence. Il sait bien que tel acte est interdit, mais s'y livre pourtant, ou que tel acte doit être accompli, mais s'en abstient pourtant. Voilà ce qu'on entend par agir
selon son caprice. Ces hommes-là sont voués à connaître la condamnation du Seigneur Suprême. Ils ne peuvent atteindre la perfection à quoi est destinée la forme humaine. La forme humaine,
en effet, a pour but la purification de l'existence, et celui qui refuse d'en observer les règles et les principes ne peut se purifier, ni trouver le bonheur
véritable.
Guide de prononciation du sanskrit